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Building a "Francophonie Utile Chez Nous" We begin with a premise: that the existence of une Francophonie utile in Maine and the Northeastern United States can be a vital tool and resource, not only for Maine or in North America, but for France and the rest of the Francophone world; that initiatives pour construire une Francophonie utiles chez nous in the Northeastern United States are in the vital interests of le monde francophone; that for Franco-American citizens and communities to be active participants in this world is not only economically and culturally empowering for them or for a region of the United States, but in the interests of the long-term development of mutually beneficial relations and partnerships that promote the economic and cultural prosperity of le monde francophone. If une Francophonie chez nous has often seemed inutile, a matter for museums or for silence—and an overwhelming misconception for many us in New England has been that it is—in large part this sense of powerlessness and uselessness has been reenforced by the cultural and economic institutions in our region, institutions that have not regarded la Francophonie chez nous as a living part of a global community. For much of its history as a university for New England, the University of Maine has actively participated in this negative construction, in initiatives pour construire une Francophonie inutile chez nous. Not surprisingly, given the perspective of their public university, this negative construction has contributed significantly to the experience among Franco-Americans that their culture and language were regarded as of marginal value. Given the actual significance of Franco-American communities and culture in the state (over 40% of Maine people are Franco-Americans; over 100,000 Maine citizens are French speakers), the marginalization of the French reality has also contributed to a vision of Maine as marginally situated at the far Northeast end of New England, not as centrally located in the economic and cultural geography of a region of North American that is in many ways French. A positive construction of une Francophonie utile, work in which the University of Maine has recently become a committed and active participant, can be vital to the cultural and economic prosperity of all the people in our region. The Québec government through its Ministère des Affaires Internationales, and the French government through it embassy in Washington and its consulate in Boston have played a crucial role in promoting this alternative and in supporting those of us at the University of Maine and in the community who are working to make it an institution for Franco-Americans in the Northeast. Visits from Québec ministry, the ambassador of France, and from the Boston consul general de France, their active involvement in the development of such projects as the Kennebec Chaudière Heritage Tourism Corridor project, the 1995 agreement with the Université d'Angers and the May 1996 the colloque on Franco-American identity, each of these contributions has been of fundamental importance in an ongoing effort. A goal is to create a process in which institutions like the University of Maine and communities throughout the region regard the construction of une Francophonie utile as an essential part of their mission. We welcome their commitment to this work. To date, the process has grown organically. Models have begun to emerge that can realize the goal introduced above. The new academic program at the University of Maine provides one model for a mutually benefical partnership between a public institution and the community. The 1996 Colloque provided another, not only in its result but also in its planning process. Le Forum offers still another, a métissage of academic and community perspectives, voices, and languages that empower marginalized reality that must no longer be regarded as marginalized. The ongoing initiatives already in place, and those proposed, will offer models as part of a planning process that leads to the long-term goal of une Francophonie utile. We are grateful for all contributions to this process.

Constuire une Francophonie Utile Chez Nous Nous commençons par la prémisse: que l’existence d’une francophonie utile dans notre état du Maine et dans les états du nord-est peut être un instrument essentiel et une ressource non seulement pour le Maine ou l’Amérique du Nord, mais pour la France et le reste du monde francophone; que les initiatives pour construire une francophonie utile chez nous dans les états du nord-est sont d’un intérêt essentiel pour le monde francophone; que la participation active des citoyens et des communautés francophones de ce monde représente non seulement pour eux ou pour une région des États-Unis une force économique et culturelle, mais les intérêts d’un dévelopment à long terme de relations mutuellement avantageuses et d’asociations qui avancent la prosperité économique et culturelle du monde francophone. Si une francophonie chez nous a souvent paru inutile, une affaire de musé ou de silence—et pour beaucoup d’entre nous dans la Nouvelle Angleterre ce fut le cas—en grande partie de ce sens d’impuissance et d’inutilité a été renforcé par des institutions culturelles et économiques de notre région, institutions qui n’ont pas considéré la francophonie chez nous comme un membre vivant de communauté globale. Longtemps, l’Université du Maine, en tant qu’une université de la Nouvelle Angleterre, a participé activement à cette construction négative, dans des initiatives pour construire une francophonie inutile chez nous. Il n’est pas surprenant, étant donné la perspective de leur université publique, que cette construction négative a joué un rôle important dans l’impression qu’eurent les franco-américain que leur culture et leur langue ont été considerées de valeur marginale. En vue de l’actuelle importance des communautés francophones et de leur culture dans notre état (plus de 40% de la population de Maine est francophone; plus de 100.000 citoyens de l’état du Maine parlent français), la marginalization de la réalité française a aussi contribué à voir le Maine comme marginalement situé au bout nord-est de la Nouvelle Angleterre, et non au centre géographique de la culture et l’économie de cette région de l’Amérique du Nord qui est française à bien des égards. Une construction positive d’une francophonie utile, tâche à laquelle l’Université du Maine s’est consacrée dernièrement par une participation active, peut être essentielle à la prosperité culturelle et économique de la popoulation entière de notre région. Le gouvernement français, par l’entremise de son embassade à Washington et de son consultat à Boston, a joué un rôle critique dans l’avancement de cette alternative et en soutenant ceux de nous à l’Université du Maine qui s’efforcent d’en faire une institution pour les franco-américains du Nord-Est. Des visites de l’embassadeur et du consul général de Boston, une participation active au dévelopment de projets tel que l’accord signé en 1995 avec l‘Université d’Angers, et le colloque de Mai 1996 sur l’identité franco-américaine, sont d’une importance foncière pour l’effort en cours. Un des buts est de créer un processus par lequel des institutions telles que l’Université du Maine et les communautés à travers la région envisagent la construction d’une francophonie utile comme une partie essentielle de leur mission. Nous nous réjouissons de la part des contributeurs à ce travail. À ce jour, le processus se développe organiquement. Des modèles surgissent capable de réaliser le but présenté ci-dessus. Le nouveau programme académique à l’Université du Maine fournit un modèle pour une association mutuellement avantageuse entre une intitution publique et la communauté. D’autre part, le colloque de 1996 aura eu non seulement l’avantage de ses résultats, mais offrira un modèle pour les projets à venir. En outre, Le Forum offre un métissage de perspectives, voix et langues académiques et communautaires servant de renfort à une réalité marginalisée qui ne doit plus être considérée marginale. Les initiatives déjà entâmées s’ajoutent d’autres modèles en cours et proposés. Les contributions de tous et chacun à ce processus sont infiniment appréciées.
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